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La Société de transport de l’Outaouais (STO) a présenté aujourd’hui, son plan directeur financier pour l’horizon 2029. Force est de constater que l’aide financière du gouvernement du Québec diminuera de près de 53 % sur 5 ans. Par conséquent, un déficit de 10 M$ est envisagé au budget d’exploitation de la STO en 2027. Et pour 2029, ce dernier devrait atteindre les 16 M$.
« En regardant la projection des revenus anticipés, c’est simple, entre 2025 et 2029, la seule source de revenus qui ne cesse de diminuer est celle du gouvernement du Québec, alors que la Ville de Gatineau, les automobilistes et la clientèle continuent de faire leur juste part. En 2029, la contribution de Québec ne représentera que 10 % du budget annuel d’exploitation de la STO. C’est absolument insoutenable », a mentionné Edmond Leclerc, président du conseil d’administration de la STO.
Soulignons que ce désengagement financier s’ajoute au retrait des investissements de l’ordre de 205 M$ au Plan d’immobilisations du transport collectif (PITC) dans la région, et ce, sur un horizon de cinq ans. « La situation est très préoccupante et vient mettre en péril la pérennité du transport en commun et celle de notre organisation. Nous devons trouver des solutions pour mettre fin à l’hémorragie », d’ajouter M. Leclerc.
Décisions difficiles
Le désengagement du gouvernement du Québec amène la STO à devoir prendre des décisions difficiles afin d’équilibrer le budget d’exploitation et ainsi, assurer la pérennité financière de l’organisation. Malgré les optimisations faites au cours de la dernière année lesquelles représentent des économies d’environ 1,5 M$ annuellement, la STO n’a pas eu d’autre choix que de procéder à une restructuration interne. À l’issue de cet exercice, trois directions ainsi que 20 % des postes cadres et 5 % des postes administratifs ont été abolis. Ces dernières représentent un peu plus de 3 M$ d’économies récurrentes au budget d’exploitation de la STO.
« Ce qui est désolant tant tout ça, c’est que malgré les optimisations qui ont été faites, la restructuration interne et la suppression de plusieurs postes, il nous reste encore plus de 5 M$ à trouver pour 2027 », confirme M. Leclerc.
Sans surprise
« Les sociétés de transport québécoises sonnent l’alarme depuis plusieurs années. L’écart se creuse et d’ici 2029, si le gouvernement ne régularise pas son aide financière au transport en commun, nous devrons faire de sérieuses coupures de service. Une chose est claire, si Québec n’est pas là, le service ne sera pas là », conclut M. Leclerc.
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