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La STO, des parcours à partager… depuis 50 ans!

C'est dans un contexte bien particulier que la STO souffle ses 50 bougies, le 16 juin 2021. La dernière année, qui nous a demandé une grande capacité d'adaptation, nous a aussi ramenés à l'essentiel. Pour souligner ce demi-siècle de transport en commun, nous avions donc envie d'abonder dans le même sens en revenant à notre mission première puisqu'avant tout, « la STO c'est du monde qui transporte du monde ».

Au cours des 50 dernières années, la STO a eu le privilège de transporter et d'accompagner des millions de personnes dans leur quotidien. Que vous soyez aux études, à la recherche d'un emploi, en congé de maternité ou de paternité, nouvellement arrivés dans la région, festivaliers, travailleurs ou à la retraite, vous avez tous une histoire, un parcours à partager. Et c'est tout aussi vrai pour l'ensemble des professionnels qui composent notre équipe.

Pour notre 50e anniversaire, nous voulions « raconter » en toute simplicité ceux qui animent la STO, d'hier à aujourd'hui. En racontant quelques-unes de ces histoires, nous souhaitions rappeler la contribution de la STO à notre collectivité depuis 1971, à titre de transporteur public et également, comme employeur.

C'est à votre tour de nous partager votre parcours! Sur votre profil Facebook ou LinkedIn ou encore, votre compte Twitter publiez un extrait de votre parcours en utilisant le mot-clic #MonParcours ou écrivez-nous au [email protected]. Votre histoire pourrait être publiée sur l'une de nos plateformes sociales et/ou sur notre site Web!

Des parcours en images

Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de vous partager certains parcours en vidéo.

Ouahiba, femme de coeur

 

Sylvie, une femme au parcours inspirant


Le talentueux Norlan


Olivier 14 ans, étudiant au programme Sport-études golf

D'autres parcours inspirants

#Mon Parcours m'a appris la patience et la solidarité

Je suis le fruit d'une mère québécoise et d'un père originaire du Trinidad-Tobago, et à mon tour, devenue maman de deux beaux garçons, dont Mathis aujourd'hui 14 ans.

Alors qu'il était tout petit, j'ai rapidement eu la puce à l'oreille. À 18 mois, Mathis est d'abord diagnostiqué avec un trouble envahissant du développement, à 3 ans, les spécialistes le croient atteint du syndrome d'Asperger, à 4 ans, ils penchent davantage vers l'autisme et finalement, à la rentrée à la maternelle, la dysphasie sévère est confirmée. Comme une partie de son cerveau n'est pas développée, il a été difficile pour moi de le voir évoluer aux côtés des autres. À défaut de parler comme les enfants de son âge, Mathis savait par contre déjà lire et écrire des phrases complètes à 5 ans!

C'est grâce à des organismes comme Le Pavillon du Parc et un programme de pictogrammes à la maison que j'ai finalement réussi à mettre Mathis « au propre » à l'âge de 5 ans. La Ressource et son Club des super amis lui a également permis de socialiser et d'interagir avec d'autres. Aujourd'hui, Mathis poursuit ses études dans une classe de voie d'engagement et le restera jusqu'à 18 ans. Avec ces appuis et ses études, Mathis devrait être en mesure d'atteindre l'âge mental de 20 ans, de vivre une vie normale et un jour, de faire de moi une grand-mère!

Ce que je retiens dans tout ça? La patience. Les enfants « normaux » n'arrivent pas avec un manuel d'instruction, encore moins ceux avec une condition. Ça m'a aussi permis de développer une grande solidarité envers tous les parents de ce monde!

- Natalie, agente aux relations avec la clientèle depuis 18 ans

#MonParcours je le bâtis chaque jour

C'est autour de 20 ans que j'ai amorcé ma réflexion. J'avais des flashbacks d'enfance où je me demandais si j'étais une fille ou un garçon. Une série de rencontres avec des personnes trans m'a permis de mieux comprendre mon identité. Je me suis alors permis d'essayer, de jouer avec mon apparence, de me laisser pousser les cheveux, de choisir des vêtements plus féminins, même d'essayer le maquillage. En 2020, j'ai ressenti le besoin de faire mon « coming out » comme personne non binaire. Je me suis dit : « laisse-toi vivre! ». Et belle surprise : ma famille, mes amis et mes collègues ont majoritairement accueilli la nouvelle avec ouverture et respect.

Un point qui a été marquant pour moi, c'est un étudiant qui est monté à bord de mon autobus et qui m'a carrément demandé si j'étais un gars ou une fille. Je l'ai ignoré, mais le jeune a insisté. Je lui ai donc répondu avec gêne, « un gars ». Et lui de me répondre bien spontanément : « Mais tu veux être une fille? En tous cas, si jamais quelqu'un t'écœure, dis-le-moi, je vais m'en occuper! » Ça m'a fait sourire. Aussi, des clients ont commencé à me dire « Bonjour madame! » en montant à bord. Sans le savoir, ces clients m'ont donné, et continuent de me donner, la force et la confiance dont j'ai besoin. Encore aujourd'hui, je ne sais pas encore où je m'en vais et d'où je viens. C'est flou, mais je me sens mieux là-dedans.

- Sam, chauffeure depuis près de 3 ans

#MonParcours m'a permis de tracer le chemin

Je suis atteinte de la paralysie cérébrale depuis ma naissance. Mon premier déplacement en transport adapté, c'était pour aller au camp de jour quand j'avais 4 ans, du temps de Trans Spec! Depuis, que ce soit pour aller au gym, pour mes loisirs, mes études ou mon travail, je me déplace avec mon « quad » à bord des minibus adaptés.

Comme je vis depuis toujours avec une limitation fonctionnelle, ce n'est pas une surprise si je vous dis que l'accessibilité universelle me tient particulièrement à cœur. À titre de championne de l'accessibilité en milieu de travail, j'ai participé à une consultation pancanadienne au gouvernement fédéral pour connaître les besoins de mes collègues en situation de handicap (ex. arrivée au travail, ergonomie, etc.). Maman depuis 16 ans, j'ai aussi été parmi les premières clientes (sinon la première! ) à me déplacer avec mon poupon en transport adapté alors que les règles en ce sens n'étaient pas encore définies. Ma première collaboration avec la STO remonte à plusieurs années, du temps que le Service de transport adapté que l'on connaît aujourd'hui s'implantait. J'ai notamment été invitée à tester les mini-vans et à rencontrer les premiers chauffeurs. En 2009, j'ai également participé aux essais des premiers autobus munis d'une rampe d'accès. Et depuis trois ans, je siège activement et fièrement au Comité technique d'accessibilité universelle de la STO.

- Mélanie, cliente de la STO depuis 41 ans

#MonParcours est composé de bonheur et de durs labeurs

Pendant 37 ans, j'ai été préposée aux bénéficiaires au Foyer du bonheur. Ma génération d'intervenantes a connu l'époque où il n'y avait pratiquement pas d'équipement sur place. À force de rencontres et de demandes, les lits électriques et les « lifts » pour personne sont éventuellement arrivés en milieu de travail. Les 10 premières années de ma carrière ont été consacrées aux soins des patientes féminines. Après, comme les besoins étaient trop nombreux et qu'il n'y avait pas assez d'infirmiers, le service est devenu mixte. Ça a été toute une adaptation pour nous et pour les bénéficiaires! Au fil des ans, j'ai su tisser des liens avec plusieurs d'entre eux. Pendant les soins, je leur parlais tout le temps. Il y avait une fiche à l'entrée de la chambre qui nous donnait une idée de leur vie et je m'en inspirais. Je leur parlais de leur famille, de leur carrière, de mon gars et de mes voyages. J'ai aussi connu jusqu'à trois générations de patients que j'ai été capable de reconnaître avec les photos dans leur chambre. C'est un métier gratifiant, mais pas facile. Je salue d'ailleurs l'ensemble des travailleurs essentiels qui sont de service en ces temps difficiles. Je pense souvent à eux!

- Brigitte, cliente de la STO depuis 1971

#MonParcours est inspiré par des femmes

Je suis la 4e génération de joueurs de basketball. Et si la tendance se maintient, mes fils seront la 5e! Ma passion pour ce sport me provient de ma grand-mère, ma tante et ma mère qui ont toutes trois été meneuses de jeu au basket, soit comme espoir ou pour l'équipe nationale du Gabon. Ce sport, c'est la trame de fond de ma vie. Ça part de ma famille, ça a fait de moi un étudiant plus discipliné ce qui m'a permis d'accéder à une bourse académique, de m'établir au Canada et de faciliter mon intégration grâce à mes coéquipiers originaires d'ici. En fait, je réalise que je pourrais vivre n'importe où dans ce monde tant qu'il y a un panier de basket et des gens autour avec qui jouer!

En 2008, alors que la santé ne me permet plus de jouer au sein d'une équipe, une nouvelle aventure débute pour moi, celle de coach! À l'époque, je me rends compte qu'il n'y a pratiquement pas de ressources pour un « nouveau » coach de basketball. J'apprends donc au mieux de mes connaissances et par les jeunes qui m'apprennent la patience et à devenir, au fil des ans, un meilleur pédagogue. Je suis tellement passionné que je note tout, tout le temps.
 
En côtoyant le milieu, je constate que beaucoup de gens aimeraient aussi coacher, mais qu'ils n'ont tout simplement pas les outils. Inspiré de mon expérience et l'ensemble de mes notes personnelles, je mets d'abord sur pied un podcast ensuite, un blogue. Le goût de l'écriture me prend et je publie un premier recueil intitulé : « Chroniques d'un entraîneur de basketball novice » qui contient des plans d'entraînement. Parce que j'avais encore à raconter et à partager, j'ai profité de la pandémie pour écrire mon deuxième livre, en anglais cette fois-ci, qui devrait paraître au cours de la prochaine année. Ce dernier, qui s'adresse toujours au coach débutant, comprend des jeux simples inspirés de 13 ans de coaching!

- Yann, client de la STO depuis 11 ans

#MonParcours m'a fait vivre de grands moments

Passionné de baseball, j'ai participé pendant 8 années consécutives aux championnats provinciaux. À l'âge de 20 ans, j'ai été repêché par l'équipe junior élite, Les Orioles d'Ahuntsic. Cette même année, j'ai été invité à participer au camp d'essai des Expos de Montréal au Stade Olympique aux côtés de Derek Aucoin, Tony Marabella et Ray Callari! Même si au final je n'ai pas été retenu, certains m'ont dit que j'avais pas mal fait « jaser » et que j'ai été à deux cheveux de faire l'équipe! De beaux souvenirs.

Ma passion s'est ensuite transmise à mes deux fils ce qui m'a amené à devenir entraîneur adjoint de l'équipe junior élite de la région, Les Tyrans de Gatineau pendant deux ans. Aujourd'hui, j'ai décidé de troquer mon équipement de baseball pour celui de camping et je profite pleinement de mes étés!

- Claude, gestionnaire de premier niveau depuis 19 ans

#MonParcours est riche d'expériences

Mon père était conducteur au Canadien National, j'ai donc toujours eu la piqûre pour tout ce qui touche aux transports. J'ai d'ailleurs longtemps pensé conduire des trains ou des autobus, mais la vie en a décidé autrement. Originaire de la Basse-Ville de Québec, du quartier Limoilou, je suis arrivé en Outaouais en 1980 pour entamer ma carrière de 26 ans à la Banque du Canada. J'y ai d'abord travaillé comme professeur de français en langue seconde, ensuite à titre de responsable de l'audiovisuel et finalement, comme rédacteur du journal des employés. Et toute ma carrière, je l'ai fait en autobus! Mon Dieu que j'aimais ça « jaser » avec les chauffeurs. Je m'assoyais toujours aux premières loges.

J'ai aussi l'âme d'un collectionneur. Un jour ma mère m'a dit : « tu peux bien habiter l'Outaouais et jouer au hockey, mais ton équipe restera toujours Les Nordiques de Québec ». Et elle m'a offert mon premier jersey d'hockey. J'y ai pris goût et j'en ai acheté un 2e puis un 3e jersey… Aujourd'hui, ma collection logée au sous-sol de ma maison en compte près de 35 et, peut-être plus…!

André, client de la STO pendant 26 ans

#MonParcours m'a amené au Canada

Originaire de la République de Djibouti, c'est en 2016, au cœur de l'hiver québécois, que je suis arrivé au Canada, accompagné de mon épouse, de mon garçon et de ma fille. Notre premier pied à terre a été Sorel-Tracy, mais c'est la proximité avec la capitale canadienne et la présence d'une communauté djiboutienne qui nous a amenés à Gatineau. Mon intégration a notamment passé par le soccer où je suis devenu en 2018, coach de l'équipe de ma fille. Aussi, tous les samedis, j'ai pris l'habitude de retrouver mes comparses djiboutiens pour une partie de soccer amicale. Service Intégration Travail Outaouais (SITO) a aussi joué un grand rôle dans mon intégration et ma préparation au marché du travail. Une formation au Cégep de l'Outaouais m'a permis de parfaire mes compétences et de faire un stage de quatre mois où je travaille présentement. Déjà 5 ans depuis notre arrivée et la famille a doublé! Je suis désormais l'heureux papa de deux beaux garçons et deux belles filles, dont deux d'entre eux ont une double nationalité.

- Maoulid, technicien en informatique – réseau depuis 3 ans

#MonParcours résonne au son de la musique

La musique country occupe une place de choix dans ma vie. Depuis environ 5 ans, ma conjointe et moi, avec notre groupe d'amis et une douzaine de roulottes, on participe les week-ends aux différents festivals de musique country aux quatre coins du Québec. Pour moi, c'est le côté social que j'apprécie le plus dans tout ça. J'ai même pris des cours de danse en ligne pour m'assurer de pouvoir profiter au maximum de tous les partys! En 2019, ma passion m'a amené sur l'eau où j'ai participé à ma première croisière country avec Les frères Déraspe! Je me croise les doigts puisque si les étoiles continuent d'être alignées pour moi, mon épouse et notre groupe de festivaliers, on devrait être capable, en février 2022, de participer à notre deuxième croisière, mais cette fois-ci avec le chanteur country, Louis Bérubé.!

- François, gestionnaire de premier niveau depuis 12 ans

#MonParcours a du rythme

Quand j'avais environ 11 ans, mon père m'a offert une lumière stroboscopique et une boule miroir et, c'est là que tout a commencé! J'y ai pris goût et déjà en 5e année du primaire, je faisais le DJ animateur au Bal des finissants de l'école Mont-Bleu. Pour l'occasion, j'avais emprunté l'équipement de l'ami de  mon père qui était DJ au Fou du Roi. Tranquillement, d'année en année, je me suis équipé. D'abord avec du matériel usager et avec les contrats, j'ai pu moderniser tout ça.

Aujourd'hui, je fais environ 25 événements par année, surtout des mariages, des partys de Noël et des méchouis l'été. Ce que j'aime dans tout ça, c'est de rencontrer des gens, visiter différents lieux, voyager et surtout, partager des vieilles chansons qu'on entend moins à la radio ces jours-ci. Je suis aussi aux premières loges d'événements importants chez les gens, c'est un privilège. Et ce n'est pas un hasard si je me retrouve derrière la table et au micro pour l'animation, je ne sais toujours pas danser!

- Mathieu, concierge depuis 15 ans

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