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Prolongement du Rapibus vers Lorrain

Le corridor Rapibus

Inauguré en 2013, le corridor Rapibus a changé le visage de Gatineau et le quotidien des utilisateurs du transport en commun. Aujourd'hui, alors que les temps de déplacement en voiture se dégradent et que ceux en transport en commun se maintiennent, les bienfaits du corridor Rapibus augmentent avec les années. D'ici 2031, une croissance de population d'environ 30 % est prévue dans la partie est de la ville de Gatineau. Cette augmentation viendra donc ajouter de la pression sur le réseau routier et augmenter la demande pour le transport collectif. Le Rapibus, ce système rapide par bus (SRB), sera donc encore plus bénéfique et apprécié avec le temps.

La PHASE 1 de ce projet est composée d'une voie bidirectionnelle de 12 kilomètres exclusive aux autobus avec 10 stations, deux parcs-o-bus et des voies réservées aux centres-villes. À l'heure actuelle, comme le démontre le tracé ci-dessous, le Rapibus relie le boulevard Labrosse au boulevard Alexandre-Taché.

Station Lorrain : première infrastructure du prolongement du Rapibus vers l'est

La Station Lorrain située au 115, boulevard Lorrain est la première infrastructure à voir le jour dans le cadre du projet de prolongement du corridor Rapibus vers l'est.

Cette station qui a été mise en opération le 27 avril 2020, comprend :

  • 219 espaces de stationnement, dont 6 réservés aux personnes à mobilité réduite et 4 aux femmes enceintes;
  • 4 quais pour les autobus;
  • Des aires d'attente, dont une fermée, chauffée et à l'abri des intempéries;
  • 2 supports non couverts pour accueillir jusqu'à 14 vélos;
  • 2 panneaux à messages variables (PMV) indiquant, en temps réel, les prochains passages des lignes d'autobus 75, 78, 79 et 88;
  • 1 trottoir éclairé et accessible aux personnes à mobilité réduite qui relie la rue Guigues et ses environs à la station.

En route vers la PHASE 2

En décembre 2019, la STO recevait du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques le certificat d'autorisation environnemental lui donnant le « feu vert » pour aller de l'avant avec la PHASE 2 du Rapibus : la conception et l'élaboration des plans et devis ainsi que les appels d'offres.

Le consortium GDR, composé des firmes WSP et Norda Stelo, élabore présentement les plans et devis de ce tronçon de 2,8 kilomètres. Ce dernier longera la voie ferrée déjà existante et reliera les Stations Labrosse et Lorrain, en passant par la future Station du Lac-Beauchamp. D'ailleurs, ce sont ces plans et devis qui viendront confirmer la valeur de cet important projet de transport collectif.

La PHASE 2 comprendra, entre autres :

  • Une voie bidirectionnelle réservée aux autobus sur 2,8 kilomètres;
  • Une piste cyclable pavée de 2,8 kilomètres;
  • Une station permettant un accès en autobus, en toute saison, au parc du Lac-Beauchamp et à ses nombreuses activités de plein air et de loisirs;
  • Deux traverses cyclistes et une traverse piétonnière à des endroits stratégiques à même le parc.

La photo ci-dessous illustre les extrémités « est » et « ouest » du tronçon. Elle nous donne un avant-goût de ce à quoi pourrait ressembler, le prolongement du corridor Rapibus. Les plans et les devis viendront préciser le tout.

Une deuxième phase pour le corridor Rapibus et toujours les quatre mêmes grands objectifs :

  • Répondre à la croissance des déplacements et attirer de nouveaux clients;
  • Offrir un service à l'abri de la congestion routière;
  • Relier les pôles commerciaux, culturels, sportifs et économiques;
  • Répondre à la vision d'aménagement du territoire de la ville de Gatineau.

En effet, le prolongement du corridor Rapibus représente pour les résidents à l'est du parc du Lac-Beauchamp, un meilleur accès aux grands pôles tels que le Cégep de l'Outaouais, le CLSC, la Maison de la culture, le Centre sportif, Les Promenades Gatineau ou encore, le futur complexe 4 glaces.

Les mesures compensatoires et d'atténuation

Bien que le passage du corridor Rapibus dans la partie nord du parc du Lac-Beauchamp ne représente que 0,6 % de sa superficie totale, la STO se fait un devoir de respecter toutes les exigences environnementales et de mettre en place des mesures compensatoires pour atténuer, le plus possible, l'impact des travaux de construction. Pour ce faire, elle travaille en étroite collaboration avec la Ville de Gatineau et le ministère des Transports, mais aussi, avec le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ainsi que Pêches et Océans Canada. La STO a également retenu les services de JFSA, une firme spécialisée en environnement basée à Gatineau.

Essentiellement, voici certaines des mesures compensatoires identifiées par l'ensemble des partenaires :

De plus, la STO a versé une somme de 1,7 M$ au Fonds de protection de l'environnement et du domaine hydrique de l'État administré par le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Ce montant servira notamment à financer des projets environnementaux ou des mesures de compensation sur le territoire de la ville de Gatineau.

Identifier et relocaliser la petite faune

Afin de préparer le terrain en vue des travaux qui devraient débuter durant l'hiver 2020-2021, dès la semaine du 27 avril, la future « zone de construction » sera délimitée par une barrière faunique temporaire. Cette dernière sera maintenue en place par des piquets de bois et une partie de sa membrane sera enfouie sous terre.

Les biologistes de la firme environnementale JFSA s'occuperont ensuite de repérer, d'identifier, de documenter et de déplacer, à l'extérieur de la zone délimitée, les petites espèces telles que :

  • Les rainettes faux-grillons de l'ouest;
  • Les crapauds;
  • Les couleuvres;
  • Les grenouilles;
  • Les salamandres;
  • Les tortues;
  • Et les micromammifères.

Ces espèces seront relocalisées non loin de la zone clôturée afin de leur offrir un habitat similaire. Un passage piétonnier, entre la partie nord et la partie sud du parc du Lac-Beauchamp, sera maintenu en place pendant les fouilles. Afin de s'assurer que la future zone de construction est prête et que la grande majorité des espèces ont été relocalisées, quelques visites de chantier sont prévues d'ici décembre. 

Adapter et concevoir des ponceaux pour les diverses espèces

Lors de la construction du tronçon qui se fera en 2021 et 2022, la STO s'est également engagée à augmenter le diamètre des ponceaux déjà existants sous la voie ferrée afin de faciliter le passage des poissons. De plus, des ponceaux à sec seront intégrés à la construction pour permettre à la petite faune de circuler. Au final, neuf passages seront disponibles pour les poissons, les amphibiens, les reptiles et les petits mammifères.

Réaliser un projet de compensation pour la perte d'habitats de poissons

Le tracé du corridor Rapibus traversera des milieux humides et inévitablement, quelques habitats de poissons seront touchés. Pour compenser ce passage, divers projets ont été soumis à Pêches et Océans Canada. Le projet avec la plus grande valeur écologique a été retenu. Il permettra à l'eau provenant de la branche « est » du ruisseau Wabassee de circuler et de passer au-dessus de la barrière métallique existante sur une plus grande période de l'année. Actuellement, cette barrière permet le passage de l'eau seulement quelques semaines par année, réduisant le libre passage des poissons durant plusieurs mois. La STO est en attente d'une autorisation finale pour ce projet.

Mettre en place des barrières pour protéger la faune

Les plans et devis en cours d'élaboration par le consortium GDR incluront un jersey de béton, entre la voie ferrée et le corridor Rapibus où circuleront les autobus. Une barrière permanente est également prévue entre la piste cyclable et la nature. Ces mesures serviront à protéger la petite faune en l'empêchant d'accéder au Rapibus ainsi qu'à la piste cyclable.

Les prochaines étapes connues à ce jour

  • Printemps et été 2020 :
    • Préparation du terrain – Barrière faunique et fouilles exploratoires.
  • Automne 2020 :
    • Réception des plans et devis;
    • Séances d'information publiques;
    • Lancement des appels d'offres (entrepreneur général, surveillance des travaux et contrôle qualitatif des matériaux).
  • Hiver 2020-2021 :
    • Activités de déboisement et début des travaux.
  • 2021 et 2022 :
    • Travaux de construction et réalisation des mesures compensatoires et d'atténuation.
  • Printemps 2023 :
    • Mise en opération du nouveau tronçon.

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